C’est quoi le DMX ? On parle beaucoup de son dans ce blog. Mais la lumière est aussi un élément clé de la scène ! Si tu es là, c’est qu’on t’a parlé du DMX et que tu n’as peut être pas vraiment compris de quoi il s’agit. Même dans le domaine de la lumière, une règle reste valable : le savoir fait des merveilles ! Et avec un peu de lecture, tu seras capable d’utiliser toi aussi le DMX. Alors, qu’est-ce que le DMX et comment ça marche exactement ? Enregistre cet article dans tes favoris !
Les bases du DMX : c’est un signal de contrôle, la langue du pilotage lumière
C’est quoi le DMX ? Tu n’es pas sans savoir que les projecteurs peuvent aujourd’hui se programmer et réaliser des tableaux divers et variés. Clignotements, déplacement des faisceaux lumineux, variation des motifs, envoi de fumée… Dans certains shows, c’est plus d’une cinquantaine de projecteurs qui sont pilotés en même temps. Autant dire qu’on ne pourrait pas piloter chacun de ces projecteurs manuellement, sans faire de programmation !
C’est là que le DMX intervient : il s’agit ni plus ni moins que le protocole de contrôle des lumières utilisé dans le monde entier. Le principe est simple : la console et les appareils reliés communiquent via DMX, qui signifie « Digital Multiplex ». En résumé, le DMX est la « langue du pilotage lumière ».

Introduction : Le DMX permet de transporter des ordres : couleur, intensité, orientation des projecteurs…
Changements de couleur, orientation des projecteurs, intensité lumineuse variable… les ordres que l’on souhaite transmettre aux projecteurs passent à travers les câbles et sont lus sous protocole DMX. Pour envoyer ces informations jusqu’aux projecteurs, on utilise le plus souvent une console physique (celle que tu vois dans les salles de concerts, numérique) ou bien un ordinateur avec un logiciel adapté.
Concrètement, une ligne DMX transporte des signaux numériques sur un câble (souvent en XLR 3 ou 5 broches) et permet de piloter :
- les projecteurs (intensité, couleurs, gobo, zoom, tilt/pan pour les lyres motorisées, etc.),
- les machines à fumée ou brouillard,
- les stroboscopes,
- les lasers,
- certains contrôleurs de LED ou dispositifs spéciaux.
Chaque appareil reçoit une adresse DMX (le numéro de la boîte aux lettres) et un nombre de canaux réservés à cette adresse (la taille du colis). La console DMX envoie dans un second temps une suite de valeurs (de 0 à 255 par canal) qui va piloter le tout, plusieurs fois par seconde (250kb/s). La communication ne va que dans un sens, de la console de contrôle jusqu’aux lumières à piloter. En fonction de sa complexité, chaque appareil DMX peut avoir plus ou moins de canaux assignables.
| Type d’appareil | Canaux typiques | Paramètres contrôlés |
| Gradateur simple | 1 | Intensité lumineuse |
PAR LED RGB | 3 à 7 | Rouge, Vert, Bleu, intensité globale, stroboscope, effets |
| PAR LED RGBW | 4 à 10 | Rouge, Vert, Bleu, Blanc, + effets autres |
| Machine à fumée | 1 à 3 | Déclenchement, intensité, ventilateur |
| Lyre motorisée | 12 à 32 | Pan, Tilt, Dimmer, Couleur, Gobo, Focus, Prisme, Strobe… |
| Pixel bar LED | 3 × N canaux | 3 canaux RGB par pixel (ex. 64 pixels = 192 canaux) |
1- Le matériel nécessaire pour piloter un projecteur en DMX | C’est quoi le DMX ?
Tu as besoin :
- D’un ou de plusieurs projecteurs numériques contrôlables
- D’un ou de plusieurs câbles DMX pour former ta chaîne ou ton ensemble.
- D’un petit bouchon à mettre à la fin de ta chaîne DMX (DMX terminator)
Pourquoi mettre un bouchon d’extrémité/terminateur à la fin de ma chaîne DMX ?
Ce petit bouchon n’est rien d’autre qu’une résistance qui se place à la fin de chaque chaîne DMX. Il est particulièrement utile si tu as de longues lignes DMX avec beaucoup de projecteurs (et donc de câbles). Comme tout est branché en série, on souhaite que le signal se transmette le mieux possible à travers la chaîne. Ce petit bouchon évite les réflexions de signal et les interférences. Indispensable donc !
ADJ
DMX terminal resistor Set 3Pin
Attention, un câble DMX peut être confondu avec un câble XLR, puisqu’il a en général la même fiche. Mais il n’a pas la même impédance !
Est-il possible d’utiliser un câble XLR à la place d’un câble DMX pour piloter des lumières ?
Oui, mais comme l’impédance d’un câble audio n’est pas la même (45-75 Ohms pour un câble audio et 110 Ohms pour un câble DMX), tu peux avoir quelques soucis de transmission d’informations : clignotements indésirables, coupures… Car le câble ne pourra pas transmettre le bon voltage. Cela n’endommagera pas ton équipement mais on te déconseille vivement.
Et si tu as du mal à différencier tes câbles XLR des DMX, pense au scotch de couleur ! Tu peux aussi les stocker dans une valise séparée 😉
Flyht Pro
WP Safe Box 8 IP65
Et pour contrôler le tout…
- D’une console de contrôle DMX
Wolfmix
W1 Mk2 Hardcase Bundle
OU
- D’un boîtier DMX -> USB + un ordinateur + un logiciel pour contrôler tes lumières
Enttec
Open DMX USB Interface
2- Le protocole DMX – Explication complète | C’est quoi le DMX ?
2.1 – L’adresse DMX : qu’est ce que c’est ?
Maintenant que ta ligne DMX est formée, que tu as le bon matos et que tu sais ce que tu veux donner comme ordre à chaque projecteur, il va falloir les appeler par leur nom. C’est là qu’intervient l’adressage DMX.
L’adresse DMX correspond à l’endroit où vont arriver tous tes commandes lumière. Il faut donc que tu définisses une adresse pour chaque projecteur ! C’est comme une adresse de livraison : le colis ne doit pas finir chez le voisin. Si tu définis la même adresse pour tout le monde, le même ordre sera transmis à toute la chaîne.
2.2 – Les canaux DMX
L’adressage DMX est basé sur une logique claire. On définit une adresse jusqu’au projecteur qu’on souhaite contrôler, puis on choisit ensuite le nombre de canaux que l’on souhaite lui réserver (la taille de l’enveloppe dans laquelle on va faire passer le message). Un univers DMX compte 512 canaux, soit 512 lignes de commande que l’on peut assigner aux différents appareils selon son choix (intensité, RGBW, clignotement…).
Stairville
DDS-405 LC DMX 4 Ch. Dimmer
2.3 – Les réglages fins sur chaque canal
Maintenant que la configuration de base est faite, on peut s’occuper du vrai « pilotage lumière » . On peut par exemple régler l’intensité lumineuse de 0 à 255 (256 valeurs possibles, soit 2 8). Concrètement, ce message va ressembler à ça : 00011101 – c’est à dire une suite de 0 et de 1 sur 8 bits. Et non, ce n’est pas compliqué : tu connais déjà le principe en son lorsque tu bouges les faders de la table de mixage. C’est pareil en DMX, sauf que l’échelle comporte au total 256 paliers.
Varytec
Hero Spot 90
2.4 – La sauvegarde de ses réglages
L’avantage majeur du numérique, c’est qu’on peut enregistrer très facilement tous ses réglages. Tous les ingé lights ont recours à la sauvegarde, pour enregistrer leurs placements, couleurs, et même séquences de clignotements. Sur son logiciel ou sa console, il est possible d’enregistrer une scène (un instant « figé », comme une photo de tous les canaux à un moment m) ou un chase (une séquence dont on va pouvoir faire varier la vitesse).
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