Hit The Tone: James Blake – Roland Percussion Pads

Hit The Tone: James Blake – Roland Percussion Pads

James Blake ? Ça me dit quelque chose…

Bien sûr que ça te dit quelque chose. C’est l’un des génies de la musique de notre temps. Il a été mis dans le sac de la pop, downtempo, dubstep, ambient, R&B, postdubstep et soul. Bien que, comme tous les grands, James Blake n’entre dans aucune de ces catégories, sa musique – et ses déclarations – sont plus proches des deux derniers genres que de tout autre. Le britannique a dit une fois qu’il essayait seulement de faire des chansons normales avec une technologie complexe. Son truc, c’est de mixer Portishead, Frank Ocean, D’Angelo, Jamie Lidell, Brian Eno, Antony Hegarty ou Nina Simone et de voir ce que ça donne. Blake défait le puzzle et le ré-assemble, lui donne une nouvelle définition et le re-contextualise. Quelqu’un a dit que c’était précisément la définition de l’art. Ça a l’air facile, non ?


En fait non, ça ne l’est pas. Dis-moi quelque chose de concret sur ce type !

N’importe quel amateur de musique a au moins entendu le nom de James Blake. Son nom est apparu il y a dix ans, lorsqu’il a sorti son premier single, Air & Lack Thereof (écoutez la chanson ICI)

Un an plus tard, il sort son premier album, éponyme (2011, Polydor) et les attentes sont comblées : ce Londonien d’à peine plus de 20 ans a quelque chose de génial. Avec son deuxième album, Overgrown (2013, Polydor), il remporte le prestigieux Mercury Prize et s’affirme comme une référence dans le monde de la musique électronique. Depuis, il a sorti un autre album, The Colour in Anything (2016, Polydor) et vient de sortir Assume Form (2019, Polydor) le 18 janvier dernier.


Voila pour le tour rapide de sa carrière, mais nous sommes venus vous parler d’autre chose.

Depuis son apparition dans le dernier tiers du siècle dernier, les percussions électroniques ont suscité la controverse. Bien qu’elles se soient rapidement adaptées aux exigences de certains avant-gardistes, leur utilisation dans la musique populaire était méprisée et, quiconque osait les utiliser, les qualifiait de kitsch ou pire. Et soyons honnêtes : plusieurs disques de l’époque sont inaudibles aujourd’hui précisément à cause de ces batteries électroniques. La caisse claire électronique Yamaha de 82 plongée dans la réverb’… non merci. Mais le temps passe, les corps s’enlaidissent et la technologie avance avec ou sans nous. Et c’est là qu’au cours de la deuxième décennie du XXIe siècle, un génie anglais nommé James Blake entre en scène. Ce n’est pas seulement qu’il utilise des pads de percussion électroniques comme élément logistique ou polyvalent, Blake détourne ces appareils comme un outil personnalisé, une nuance différente qu’il ajoute à son discours musical. Blake n’est pas le seul, bien sûr, mais nous le considérons comme le fer de lance d’un courant musical. Parlons donc des pads de percussion électroniques.


Parlons de l’équipement maintenant !

James Blake utilise principalement des pads Roland. La marque japonaise, l’une des grandes pionnières dans tout ce qui concerne les instruments de musique électroniques, propose une large gamme de pads professionnels à des prix, disons « professionnels » aussi sans être trop exorbitants non plus. Le Britannique est particulièrement à l’aise avec les unités SPD. Dans cette vidéo, par exemple, on peut le voir utiliser le SPD-S (plus disponible dans notre boutique)…

Le joyau de la couronne

Le joyau de la couronne, sur lequel nous allons nous attarder, est cependant un autre modèle. C’est le Roland SPD-SX

Et il y a de quoi prendre son pied avec ce module parce que d’une certaine manière, il réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs tout en effaçant pratiquement tous les défauts possibles. Sur le site web de Roland, il est nommé « le complément parfait à toute batterie acoustique ou électronique, configuration percussive, DJ ou claviers ». Si on laisse de côté le caractère commercial de ces mots, nous devons bien avouer… qu’ils ont raison. Nous avons dit tout à l’heure que le SPD-SX réunit toutes les qualités de ses prédécesseurs, ce qui n’est pas tout à fait exact, car la vérité est qu’il les augmente et les amène à un autre niveau : il y a la possibilité de tourner plusieurs échantillons en une seule prise, de gérer des boucles de phrases musicales ou la reproduction – avec une fidélité totale – des pistes d’accompagnement. Il s’agit d’un instrument à la pointe de la technologie, qui allie polyvalence, praticité, rapidité et précision. Des mots importants.

Le concept « Module de percussion et d’échantillonnage » offre une disposition et une sensibilité sans précédent pour les pads et fait du SPD-SX un instrument unique au monde. De plus, il y a des entrées pour deux capteurs/déclencheurs externes, trois unités multi-effets, avec deux boutons de contrôle en temps réel et quatre boutons dédiés aux effets, des indicateurs Pad Dynamics qui indiquent l’état de chaque pad, une fonctionnalité USB étendue, un écran LCD rétro-éclairé, une capture audio et une affectation via l’échantillonnage Multi-Pad ainsi qu’une mémoire interne de 2 Go permettant environ 360 minutes d’échantillonnage autonome. A cet égard, le SPD-SX est livré avec le programme SPD-SX Wave Manager qui vous permet de gérer la bibliothèque d’échantillons.

Dans cette vidéo vous pouvez, vers la minute 36:25, voir la batterie  de Ben Assister qui accompagne James Blake et qui utilise cet appareil.

C’est excellent mais est-ce abordable ?

Les alternatives, comme toujours, existent. Le SPD-SX coûte 679 € et la plupart des modèles Roland oscillent dans ces prix (le sensationnel SPD-SX Sampling Pad SE coûte 100 € de plus). Certains porte-feuilles moins garnis devront chercher d’autres options sur le marché. Mais bonne nouvelle : il existe des alternatives. Beaucoup, en fait !

Nous ne pouvons pas passer à côté du Nord Drum 3P, un synthé de modélisation de percussion avec 6 canaux, un multipad intégré, une entrée pour pad de batterie ainsi qu’une bibliothèque de huit banques (comprenant chacune 50 programmes).

Dans une gamme similaire, entre 400 et 600€, on trouve le Yamaha DTX-Multi 12 Drum Pad Bundle et sa version la plus basique Yamaha DTX-Multi 12.

Il existe également des alternatives très intéressantes entre 100 et 300 €. Il y a, par exemple, l’Alesis Samplepad Pro, le Roland SPD::ONE Wav, l’Alesis Samplepad 4, l’Alesis PercPad Percussion Pad pour 89€ et une des options les plus populaires sur le marché, le Millenium MD-90 Mobile Drum.

Ce dernier offre 7 pads de batterie avec une sensibilité dynamique, 265 sons de batterie et de percussions, 45 kits de batterie préprogrammés, 5 kits utilisateur à programmation libre et 100 préréglages de morceaux avec sauvegarde pour un prix de 98€.

 

Conclusion

Les percussions électroniques sont passées de la risée de la batterie à un outil considérable. Il y a dans un premier temps la variable technologique, le progrès incontestable que la technique a connu au cours de ces dernières décennies qui a permis aux appareils en général, et donc aux pads, beaucoup plus de polyvalence et de richesse sonore. D’autre part, et c’est peut-être plus important encore, le processus par lequel les musiciens ont assimilé les possibilités offertes par les instruments électroniques et ont contribué à leur discours artistique. Si James Blake n’est pas le seul à le prouver, il est peut-être l’un des exemples les plus parlant. Grand élève de musique populaire et avant-gardiste, musicien depuis le berceau ou presque -il joue du piano depuis l’âge de six ans-, il a montré que la technique n’est rien sans un élément humain derrière elle. Le degré d’excellence qu’il a atteint avec sa musique est la preuve que la technologie sera toujours le moyen, jamais la fin.

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Passionné par la guitare, la musique et le son, Charlan a rejoint Thomann en 2005 et a joué dans divers groupes aux influences funk.

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