10 bonnes résolutions (musicales) pour 2017

10 bonnes résolutions (musicales) pour 2017

Les fêtes de fin d’année sont terminées, et malgré ton mal de tête post-réveillon, il est temps de mettre en application les traditionnelles bonnes résolutions. On a donc réfléchi pour toi et répertorié quelques idées axées musique afin de ne pas tomber dans les clichés et autres résolutions aussi utopiques qu’irréalisables!


1. La technique ça se peaufine

La routine peut-être malsaine et se reposer sur ses acquis encore plus. C’est un peu comme les mauvaises habitudes prises au volant, on sait jouer l’instrument mais on bâcle certaines règles de base. Avoir une bonne technique est indispensable pour progresser, le boxeur fait de la corde à sauter et tape sur un punching-ball, le musicien travaille ses gammes et ses doigtés. Au boulot !

2. Nettoyer, balayer, astiquer 

Tu sais parfaitement qu’après une longue répète ou un concert de folie, tu oublies malencontreusement de nettoyer ton instrument, et qu’une fois rentré à la maison ce dernier reste quelques jours dans son étui. Lorsque vient le moment de rejouer tu t’étonnes de l’oxydation des cordes, des traces et autres dépôts sur le manche et le corps. Nettoyer ton instrument après chaque utilisation ne prend que 3 minutes et te fera gagner du temps et de l’argent.

3. Changer les cordes plus souvent

Les membres de ton groupe se demandent parfois pourquoi tes notes sont étouffées voire fausses. La raison est simple : tu n’as pas changé tes cordes depuis plus de 6 mois. Les cordes à vide sont peut-être justes mais sonnent faux à la 5ème ou à la 12ème case.  La solution est encore plus simple : les cordes ont besoin d’être remplacées régulièrement et au bon moment. Ton pianiste et ton accordeur et tes doigts te remercieront.

4. La ponctualité est la politesse des rois.

Tu aimerais bien que tes répètes soient plus efficaces et plus productives. Comment faire ? Balayer devant ta porte et arriver à l’heure est un bon début. Afin de mettre toutes les chances de ton côté, tu pourrais aussi arriver 10 minutes en avance, accorder ton instrument, brancher ta douzaine de pédales, faire tes vocalises, etc…

5. Rester curieux, rester naïf

Tu t’es habitué à ton son. D’ailleurs tu trouves que tu sonnes d’enfer. Mais l’habitude n’est-elle pas l’ennemie de la créativité ? Les plus grands hits de l’histoire de la musique ont bien souvent vu le jour grâce à l’esprit novateur de leurs compositeurs et producteurs. Expérimenter est l’une des clés de l’inspiration et t’ouvrira de nouvelles voies. Trifouiller, combiner et essayer différents effets, changer d’accordage, étouffer les peaux de batterie sont des possibilités parmi d’autres qui te permettront de faire évoluer ton son.

6. La tolérance est mère de la paix

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise musique, il n’y que de la musique bien ou mal jouée. Il est important de voir plus loin que le bout de son nez, dans notre cas de ses oreilles, et d’écouter d’autres styles de musique. Tu découvriras certainement de nouvelles astuces que tu pourras appliquer à ton jeu ou à tes productions. Musique du monde et musique classique ont une influence considérable la musique actuelle.

7. Un homme averti en vaut deux

Si ton groupe a de la chance, il est sonorisé et éclairé par des techniciens son et lumière. Et dans ces conditions tu te rends rapidement compte que c’est un métier et qu’une scène de qualité ne s’improvise pas en quelques minutes. A toi donc de les aider avec une setlist par exemple ou des infos sur le rendu que tu souhaites. Et si tu n’as pas la chance d’avoir un sondier ou un light-tec sous la main, alors il faudra bien te préparer pour anticiper les galères de la scène.

8. Pour entendre il faut être silencieux

Un bon objectif pour la nouvelle année est de rendre ton son et celui de ton groupe plus transparent. Pour toi d’abord, car il est évidemment plus agréable de bien s’entendre, mais aussi pour ton public afin de transmettre au mieux tes vibrations positives. Pour ce faire, il faut bien sûr limiter le nombre de sources sonores, en optant par exemple pour des systèmes de in-ear monitoring  plutôt que des retours de scène. Après une courte période d’adaptation, tu ne pourras plus t’en passer !

9. Et pendant que tu y es…

…tu pourrais envisager de te débarrasser d’un maximum de câbles en considérant les systèmes sans-fil. Finies les acrobaties, et place à la liberté. C’est un choix à faire mais il apporte tellement de confort qu’il faut l’envisager. De plus la technologie actuelle a rendu l’utilisation du sans-fil extrêmement facile et fiable. Un peu de lecture sur le sujet ?

10. Prendre le temps de prendre le temps

Voici une dernière bonne résolution : tout simplement ralentir, prendre le temps de réfléchir pour prendre conscience de tes petits défauts, même sympathiques, et t’en servir pour évoluer et grandir. Mais aussi prendre le temps de vérifier et d’entretenir ton équipement avant qu’il ne lâche, prendre le temps de travailler ton instrument, d’écrire des paroles, de composer, de mixer, d’aller boire un verre avec les membres de ton groupe, tout ça, tout ça quoi !

On te souhaite une superbe année 2017, pleine de musique et de succès !  ?

 

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Passionné par la guitare, la musique et le son, Charlan a rejoint Thomann en 2005 et a joué dans divers groupes aux influences funk.

3 commentaires

    Vos résolutions me touchent beaucoup. Je les aies partagées en Twitter. Le 04-03-2017

    Bonjour,
    Etonné de lire ceci :
    « Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise musique, il n’y que de la musique bien ou mal jouée ».
    Car je pense qu’on peut jouer « très bien » de la « mauvaise » musique…
    Je pense, quant à moi, que le rôle et l’intérêt principal de la musique, comme de toutes les pratiques artistiques, c’est de susciter de l’émotion chez la personne qui la reçoit, qui l’entend, qui l’écoute.
    Je crois donc que la « bonne » musique est celle qui suscite de l’émotion – quelle qu’elle soit – chez l’auditeur ; la « mauvaise » musique étant celle qui le laisse de marbre, qui lui rentre par une oreille et ressorte immédiatement par l’autre…
    Vous me ferez remarquer que tout cela est très subjectif et qu’à musique donnée, l’émergence d’une émotion viendra chez un auditeur et pas chez un autre. Sans doute. Aussi corrigerai-je mon intervention : « la bonne musique, c’est, pour moi, celle qui fait naître en moi des émotions ».
    La notion de « bien » ou « mal » jouée, dans le sens « interprétée », relève de la stricte technique d’un instrumentiste, et me semble quelque chose de relativement secondaire. Il me semble difficile, par exemple, de dénier à Neil Young ou à Bob Dylan le fait qu’ils fassent de la bonne musique, or l’un comme l’autre (en concert, dans les parties les plus électriques) chantent faux plus souvent qu’à leur tour et se soucient assez moyennement de l’accordage de leur guitares. Et pourtant, que d’émotions ! Que d’étoiles dans la tête à la sortie des concerts.
    Je lis avec intérêt vos articles (globalement intéressants) mais je vous trouve souvent un peu trop sûr d’avoir raison et parfois un chouilla « psycho-rigide » ! ;o)) Mais vous verrez, en général ça passe avec l’âge !
    Et puis je vous offre un sujet de méditation/réflexion : il n’est ni nécessaire ni suffisant d’être un brillant instrumentiste pour être un musicien intéressant… Vos articles s’adressent à des instrumentistes et à des fans de « matos » et de « technologie » ; je pense qu’être musicien, c’est sans doute en partie cela, mais fort heureusement c’est aussi bien autre chose.
    Cordialement.